Music Park Newsletter N°2

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Ohé matelots !

 

        Nous voilà repartis pour une année, oui je sais bien que nous ne sommes pas en janvier, mais s'il y a bien un moment qui rythme nos vies, c'est l'arrivé du mois de septembre, ancrés dans nos réflexes pavloviens, produits de nos années passé sur les bancs du savoir et des copains. Comme à chaque fois, on se fait ses petites bonnes résolutions, ses projets, ses objectifs, des calculs, des prévisions, des espoirs, son nouveau carnet de bord, et comme à chaque fois on met la barre le plus haut possible et pourtant qui ne sera pas atteinte. Septembre, c'est encore l'été, mais qui retient le temps avant que le froid et le vent balaie les vagues qui s'écrasent sur la plage maintenant vide et sans maillots de bains. Septembre c'est comme le soleil, avant qu'il illumine l'autre face du monde, qui rase l'écume des flots du bateau et qui repart vers le ciel après avoir ricoché sur ces miroirs liquides. Cet instant suspendu qui semble éternel retenant avec lui tous les sentiments qui flottent encore en nous comme les voiles gonflés d'une caravelle.

        Et c'est bien avec enthousiasme que nous comptons à Music Park aborder cet « année ». Pardon ? Hein ? Si j'ai entendu les infos ? Ben oui ! C'est comme d'habitude, un peu partout sur la Terre, des cinglés qui tuent des gens qui n'avaient rien demandé, des gros égoïstes qui ne cesse de l'être de plus en plus, des lâches et des fourbes, etc..., et alors ?! Cela nous empêcherait il d'être enthousiaste ! Jamais l'espèce humaine n'aura demandé autant de défi à l'espèce humaine, sauver le monde et elle-même par la même occasion. Combien de fois n' aurais-je pas entendus « Mais qu'est ce qu'on peut y faire ? ». Mais tout, ou presque, chaque jour nos gestes, nos actes modèlent notre environnement, nos actes sont nos choix, pas toujours libres, certes, mais chaque fois qu'il nous est possible de le faire, c'est, comme disait un grand pirate bien connue, « Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'humanité ». Alors, ne nous croyez pas naïf, nous savons au combien la malveillance nuit à chaque instant, et c'est bien par nous même que nous devons commencer, remonter les manches et frotter la pont.

 

        Si si, il va falloir aller frotter le pont.....Frotter le pont ! En p'tit caleçon ! Du vin des fem.... !heu, pardon..., donc, mousaillons ! Hum... Hisser le grand foc ! Nous voilà donc reparti dans l'océan tumultueux de la culture, de la musique, de l'art....heu...lard ?...je ne sais plus.... Tout cela ne comptant pour rien. Pourtant quand ils auront posés les armes, ils leur faudra chassés les larmes, et le bois ne résonnera plus avec la poudre mais avec des cordes. C'est pourquoi il ne faut jamais perdre le cap, droit sur les alizés, car comment compterions nous sur une loi sur la liberté de création qui ne changera en rien sur le système culturel français dans son népotisme, ses clanismes, ses petits arrangements entre amis, pour apporter un peu de lumière ou au moins la réfléchir.

       Liberté, un mot galvaudé, dont il faut parfois se méfier tant il peut être porteur de son inverse; la liberté nous la prenons comme nous la pouvons, suivant des lois qui nous amoindrissent dans l'espace et le temps, et réduise nos champs du possible.

        En accentuant la pression sur les réseaux de diffusion, les sociétés d'ayant droit ont recrée le paradigme ancien qui voulait que pour être diffuser il fallait passer par des gros tanker sur les quels ils prennent leur part. Pourtant la donne n'est vraiment plus la même, internet a changé cela, et à l'aube d'une troisième révolution, après le streaming libre, puis le payant, le streaming émancipé (ou non), et oui.... « ou non ! ». C'est bien ce vent dont nous parlions dans la dernière newsletter, la prise de conscience vient, de faite, par les événements, mais mêmes les artistes qui occupent les suites royales ne savent plus sur quel bateau monté. Internet et le numérique n'a pas fini de révolutionner nos fonctionnements, et par conséquent nos vies, mais à la fois, ce qui ne change pas c'est l'expression des mêmes valeurs qui inspirent tous les pirates de la terre, en cela les piratent de nos rêveries héroïque bien sûr, courage, justice, engagement, certes, mais une volonté surtout de plus de justice et de liberté, nous rajouterons d'expression et bien plus encore de création.

Alors je vous vois là, lire l'air béat ce que je déblatère, mais moussaillons ! Regardes bien dans la lunette, ne vois tu pas des îles nombreuses et luxuriantes, préparent nombres de mélodies en hommage à Eole car au printemps nous les aborderons.

 

Sur ce, je te laisse prendre ton quart matelot !

 

Le Moussaillon.

 

 

 

Le mot du président

 

        Dernièrement la SACEM a fait pression pour qu'une loi permettant une dispense du paiement de la redevance pour doit d'auteur lors d'un événement par an pour les associations, et cela n'est évidement pas surprenant, quand on sait à quel point la SACEM saute sur tout ce qui bouge ». Finalement qu'ils continuent a se rendre aimable, la ligne « politique » de Music Park n'en sera que plus audible.

 

        Pour l'instant les associations prennent de plus en plus conscience des difficultés qu'occasionne la préemption de la SACEM, surtout sur le mode de calcul qui est basé non pas sur les bénéfices, mais sur le chiffre d'affaire, même lorsque vous organisez un événement gratuit et que vous n'avez aucune rentrée d'argent, par une buvette par exemple. Le calcul se fera sur vos dépenses, et si elles sont inexistantes, ne vous inquiétez pas il existe les forfaits, quoiqu'il arrive, il y a toujours moyen de lâcher un petit billet.

 

        Bien sûr inutile de faire états de l'argumentation des défenseur de cette position, avec en étendard la vie de tous ces artistes, le financement de la création, quand on y a regardé de prés on sait que quelques centaines d'artistes profitent de ce système et encore quand ils ne sont pas mort et que par conséquent ce n'est pas la création qui est financé mais des héritiers, et on ne parlera pas des maisons de productions.

 

       Alors est-ce que des centaines de milliers d'association doivent se contraindre à se taire, et perdre parfois les quelques bénéfices, qu'ils ont pu obtenir, dans le paiement de la redevance droit d'auteur, face à quelques centaines d'artiste ? (Je sais la SACEM revendique plus de 140 000 artistes, mais moi je parle de ceux qui profitent véritablement du système droit d'auteur, société de gestion dans son état actuel). Elles sont pourtant le tissus sur lequel repose le monde artistique.

 

        Notons que le projet (en préparation) de festival de l'association Music Park sera un festival de musique dont aucun auteur ne sera affilié à une société de gestion de droit d'auteur, ce qui évite bien sûr d'avoir à s'acquitter des redevances de droit d'auteur, et surtout s'il y a des bénéfices à partager, de les donner directement aux artistes, sans oublier les auteurs, pour cela une rétribution passant par les artistes interprètent est prévue, mais je ne vais pas tout vous dévoiler maintenant...

 

En attendant je vous souhaite de bon moments,

à bientôt,

 

Nicolas Ferrié