Music Park Newsletter N°6

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La fleur et le bourdon

 

 

Ola Matelots,

 

Du haut du nie-de-pie de la caravelle Music Park , je vous souhaite les meilleurs vœux pour cette année 2016 qui, espérons-le, sera placée sous le signe de la conscience, car au vue de la marche du monde, il semblerait qu'il y ait comme un besoin, voir une nécessité. Bien sûr, à prime abord, toute le monde pense au terrorisme islamiste, mais si cela est possible, c'est sans doute en partie dû à une faillite moral du monde, et en cela, évoquer la conscience c'est aussi mettre en relief la profondeur de nos actes, de nos choix. Imaginez si au lieu de la fête du commerce, appelée les soldes, nous fêtions la solidarité, et allouions les milliards qui vont célébrer le rituel du temple de la consommation, aux financements de logements, d'entreprises éthiques et écologiques, etc.... Vous allez me dire, « oui mais les soldes permettent des économies pour les consommateurs et vident les stocks anciens des magasins, ça fait marcher l'économie et ça donne du travail ». Oui, dans ce système, mais il me semble que depuis maintenant un certain nombre d'années, le caractère morbide d'un système économique basé sur la consommation avait été mis en évidence.

Tout le monde n'en a pas conscience ? Ha.......S'il n'y avait que ça.

En tout cas devant ce vaste chantier, qui définit l'évolution moral de l'être humain, 2016 verra sans doute encore son lot de rebondissements motorisés par ce beau mais pernicieux outil qu'est internet. Depuis une quinzaine d'années, la conscience des gens change à une vitesse inédite dans l'histoire de l'humanité, et même si on peut se désoler que ce n'est pas forcément les meilleurs documents qui sont les plus visionnés sur le net et que celui-ci permet l'embrigadement d'âmes perdues vers des idéologies de mort, cela n'est que le reflet de notre monde en version numérique, avec l'avantage qu'il donne accès à des savoirs multiples, tant sur ce que pensent les gens que de apprendre comment faire une mayonnaise ou des cookies et bien d'autres choses.

Jusqu'où va nous emmener la révolution numérique, quelle rivage atteindrons-nous, une question dont nous pouvons dessiner les contours de la réponse en matière de technologie, mais dont nous n'avons que peu réfléchi lorsqu'il s'agit d'évolution des consciences. Pourtant c'est sans doute la question essentielle, seront nous capables de ne pas nous auto-détruire et internet pourra-t-il être l'outil de cette évolution ? Cela dépendra, de toute manière, à la fin de nos volontés, de notre courage, car passée la prise de conscience, il nous restera d'agir ou pas, en fonction de nos possibilités bien sûr.

 

Pour l'instant question musique, on nage dans le cynisme lorsque qu'on apprend qu'un musicien américain réclame 150 millions d'euros à Spotify « auquel il reproche d'avoir reproduit quatre de ses morceaux sans autorisation » (http://www.latribune.fr/technos-medias/internet/droits-d-auteur-un-musicien-reclame-150-millions-de-dollars-a-spotify-539304.html), ou encore l'aventure rocambolesque du répertoire des 4 musiciens de Liverpool (http://tempsreel.nouvelobs.com/culture/20151224.OBS1906/beatles-derriere-le-streaming-l-histoire-rocambolesque-de-leurs-droits-d-auteur.html). Internet est un nouveau gâteau et chacun se bat pour avoir sa part, nous ne sommes pas devant la révolution éthique du monde de la musique mais plutôt devant la démonstration que le chemin sera long. Un chemin qui va demander de ne pas se laisser bercer par le flux ambiant, faire preuve de remises en question, de réflexions, et surtout en conséquence prendre les bonnes décisions, car les grands discours comme les belles chansons ne valent rien si c'est pour agir en contradiction avec ceux ou celles avec lesquels nous serions en accord.

 

En attendant la révolution intérieure, la situation ultra-sécuritaire de l'état d'urgence, dont profite d'ailleurs le gouvernement pour faire de l'arrestation politique en mettant en assignation à résidence des militants écologistes, laisse de moins en moins d'espace pour la liberté d'expression et dont nous pouvons comprendre maintenant à quel point le « je suis Charlie » est devenue une supercherie. Cela nous montre ô combien le mot éthique est devenu essentiel, car si demain la fourberie devient la règle, et nous n'en sommes pas loin, alors il ne faudra pas s'étonner de voire notre société devenir de plus en plus violente.

 

 

Le moussaillon

 

 

Le mot du président

 

Le mot sera très court et j'irai à l'essentiel, en tant que président, je vous souhaite une bonne année 2016, pleine de réussites, de bons moments, et plein de musiques dans vos oreilles !

 

À bientôt

 

Nicolas