Music Park Newsletter N°8

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Live Powder

 

Ohé matelots,

 

 

On dirait que le soleil a enfin repris ses droits sur notre beau pays. Voilà qui va ravir les moussaillons qui vont envahir les plages, les campings, les hôtels et, ce qui nous intéresse le plus à Music Park, les festivals. Surtout qu'en France les festivals sont devenus légions (http://www.ladepeche.fr/article/2016/07/02/2377591-un-feu-d-artifice-de-festivals-cet-ete.html) , et à l'instar des grosses structures (Eurockéenne, Francofolies, etc..), les « petits » festivals sont de plus en plus prisés, car ils donnent une nouvelle dimension au rassemblement musical. Souvent déclinés avec des positionnements alternatifs, que ça soit sur l'écologie ou l'éthique ou des nouvelles pratiques en leur sein (http://www.20minutes.fr/culture/1877759-20160701-fait-festivals-cracra-voie-extinction) , ceux-ci sembleraient être l'expression d'un besoin d'appartenance à une communauté comme nous l'invite à penser cet article des Inrocks (http://www.lesinrocks.com/2016/07/06/musique/comment-les-mini-festivals-dete-ont-impose-leurs-differences-dans-toute-la-france-11850558/). Pourtant, tout ne va pas si bien, (http://umap.openstreetmap.fr/fr/map/cartocrise-culture-francaise-tu-te-meurs_26647#6/47.591/3.186), en 2015 alors que 92 festivals s'arrêtaient, 109 voyaient le jours, comme nous le relate cet article sur 20minute.fr 'http://www.20minutes.fr/culture/1871063-20160624-festivals-jamais-autant-galere-pourquoi-quand-bonne-nouvelle), ce qui démontre que malgré le dynamisme et les envies des organisateurs, il n'est pas si facile de pérenniser un événement. La première des règles pour cela, c'est que la gestion financière en est le secret, atteindre l'équilibre budgétaire lorsque l'on ne reçoit pas de subvention est déjà un exploit en soi. La deuxième, c'est qu'il vous faut un peu de chance pour ne pas être soumis à des aléas météorologiques ou, et ici on en sait quelque chose, politique. La troisième, qui va regrouper plusieurs points, c'est son concept, la programmation, la communication, le lieu, la date, et savoir qu'organiser un festival ce n'est pas faire la fête mais tout donner pour que d'autres la fassent; et en ces temps très dynamiques pour les festivals d'été, veiller à na pas rentrer en concurrence avec d'autres festivals. Ce problème a toujours été, mais celui-ci devient bien-sûr de plus en plus prégnant lorsque les festivals sont de plus en plus nombreux. Alors à en croire cet article du site 20minutes.fr http://www.20minutes.fr/culture/1877759-20160701-fait-festivals-cracra-voie-extinction, les festivals, quoiqu'ils soient, proposent des nouvelles pratiques, et bien sûr ne soyons pas naïfs, il s'agit ici de marketing qui n'en dit pas le nom, même si nous ne doutons pas de la sincérité de biens des initiatives des organisateurs pour donner à leur festival une autre tonalité à leur réalisation. Pourtant au-delà des aspects concurrentiels, ce qui sous-tend dans ce mouvement, c'est le besoin pour beaucoup de festivaliers de vivre quelque chose de différent, qui serait plus en phase avec leurs aspirations, un mouvement qui depuis plus d'une dizaine d'année prend de l'ampleur, et celui-ci n'est que le reflet de la société tout entière qui rêve d'un autre monde. Alors les festivaliers seraient-ils les fers de lance des changements de pratiques dans notre société, ou ne seraient-ils que les pigeons gogos de l'expression de la « boboïtude », (qui elle n'a pas besoin de promotion pour trouver son développement) ? Sans doute un peu les deux, et pour trouver la différences entre les deux, il faut creuser plus loin pour voir en quoi un festival propose des nouvelles pratiques cohérentes et authentiques dans leur mise en application et leur objectifs. Mais là il faut y aller voir de près, ce qui serait sans doute un dossier très intéressant à constituer par un de nos médias spécialisés, à bon entendeur....

Quoiqu'il en soit, au-delà de l'aspect commerciale, le besoin de se rassembler dans un moment festif autour de la musique mais pas que, est de plus en plus prégnant au sein de la population, et c'est sans doute un des antidotes d'une société de plus en plus individualiste et où la solitude ne cesse de croître, comme nous en témoignent ces deux articles, (https://actualite.housseniawriting.com/science/2016/06/12/lepidemie-cachee-de-la-solitude/16208/, http://www.lexpress.fr/actualite/societe/la-solitude-un-phenomene-en-constante-aggravation_1261159.html).

Ce qui nous rapprocherait d'une explication possible sur le succès des festivals à tendance « communautaire », appartenir à une communauté, une tribu, au sein d'un festival à taille humaine plutôt que d'errer « seul » dans un site immense à multiple plateaux d'artistes. Toutefois, cette situation apparaît paradoxale lorsque l'on sait à quel point la communautarisation peut créer des frontières et donc exclure l'autre qui n'aurait pas adopté les codes de cette nouvelle tribu. De toute façon, si ce phénomène est aussi l'expression de la tentative de sortir de la solitude, alors la gueule de bois sera assorti d'une désillusion de plus.

 

En attendant mousaillons, profitez bien de l'été car s'il reste un élément qui ne se trahira jamais, c'est le soleil !!

 

Le Mousaillon

 

 

Le mot du président

 

Allons enfants de …... !

 

J'écrivais ces mots (en italique ci-dessous, texte qui n'était pas fini) la veille de la finale de l'Euro de football, et ironie du sort, la France n'a pas gagné, mais à la vitesse intrépide où va l'actualité, surtout dans un pays dans un contexte de guerre, l'oubli et surtout la frivolité de certains événements comme précisément un match de football apparaît inévitable lorsque certains événements nous rappellent la réalité sociale, politique et ici en l'occurrence géopolitique de notre pays.

Demain, les jeux du cirques honoreront les gladiateurs qui trouveront le chemin du filet, et le consul de France pourra peut être se féliciter de la victoire des combattants de son territoire. Lutèce sera alors en fête, et l'espace d'un instant, le peuple gaulois exultera de bonheur, oubliant d'un seul coup toutes les précarités auxquels il fait face. Jamais le sport n'a été aussi populaire, enfin le sport, disons le soutient aux sportifs de son pays, en quelque sorte jamais nous n'avons été aussi chauvins, d'autres diraient patriotes. Une aubaine pour nos dirigeants politiques qui savent ô combien la plèbe est versatile et peut du jour au lendemain les considérer comme formidable, alors que la veille ils étaient prêts à les mettre au bûcher, pour peu que l'on trouve son bonheur par procuration à travers une équipe nationale....en l'occurrence de football. Un ballon au fond du filet, et de l'enfer, chômage, précarité, nouvelle loi peu avantageuse pour les travailleurs, guerre, terrorisme, perte des valeurs tous azimuts, etc, on passera au paradis, les pieds dans la merde mais la tête au soleil, de quoi rêver !

Jusqu'à quand ? Comme toute drogue, si elle agit relativement longtemps la première fois, ces effets risquent de n'être que de courte durée, il suffira pour beaucoup de se rappeler leur propre situation, et pour d'autres d'être confronter aux pressions diverses que le système fou dans lequel nous vivons produit à chaque instant. L'avenir va sans nul doute être mouvementé, et si le repli sur soi que semble illustrer les choix électoraux à travers l'Europe nous laissent entrevoir des instants difficiles, cette impérieuse nécessité sociale qu'à l'être humain à aimer plutôt qu'à haïr, nous invitent à penser qu'après les véhémences de tous calibres et de toutes couleurs, nous aurons une vague d'ouverture et de partage.

Alors, le partage, l'ouverture, etc...., c'est évidement pas pour maintenant, faut dire que le premier ministre, très certainement aux services du groupe Biderberg (https://reporterre.net/Manuel-Valls-premier-ministre-adoube-par-le-groupe-Bilderberg) (un lieu de rencontre selon Mr Valls https://www.youtube.com/watch?v=LzmLS7vSXL8, (un groupe créer pour les circonstances de la guerre froide, alors pourquoi continue-t-il d'exister?!!...https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Bilderberg ) (n'oublions pas que Mr Valls a été nommé premier ministre, alors qu'il ne représentaient que 5% aux primaires socialiste de 2011 loin derrière Mme Aubry ou Mr Montebourg https://fr.wikipedia.org/wiki/Primaire_pr%C3%A9sidentielle_socialiste_de_2011), donc Mr Valls n'arrête pas de mettre dans la tête des français et surtout en direction des jeunes, qu'il va falloir vivre avec le terrorisme et pour des années ( http://rmc.bfmtv.com/point-de-vue/terrorisme-votre-generation-doit-s-habituer-a-vivre-avec-ce-danger-dit-valls-aux-lyceens-641942.html // http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/02/16/97001-20150216FILWWW00051-valls-il-faut-s-habituer-a-vivre-avec-la-menace-terroriste.php // http://www.rtl.fr/actu/politique/video-attentat-a-nice-la-france-va-devoir-vivre-avec-le-terrorisme-declare-manuel-valls-7784109069), une propagande qui va bon train (https://www.youtube.com/watch?v=jvjh0aMMaMw // http://lci.tf1.fr/france/societe/vivre-avec-le-terrorisme-il-va-falloir-integrer-ce-risque-tout-8727002.html, etc etc). Une propagande qui est maintenant dans la tête de tous les français, et pour se convaincre que le mot propagande est approprié, il suffit d'écouter le journaliste Christoph Hörstel (https://www.youtube.com/watch?v=1tHJbuliCto), une interview pour le peu explosive, enfin en sous sol, personne ne bouge, « allez les moutons, ayez peur, et continuez de m'écouter ». Et dans ce jeu de propagande et du sens caché des mots, hier j'entendais une journaliste sur France24 nous parler d' « affichage politique », alors qu'elle aurait pu utiliser le mot propagande, sans doute reprenant les termes lancer par l'AFP dont on peut lire un article sur le site de France24 (http://www.france24.com/fr/20160715-attentat-nice-francois-hollande-efficacite-dispositifs-securite-fenech-pietrasanta-sentinel). A l'instar de Gobbels, quand un gouvernement tiens un langage alors que cela n'est fait que pour rassurer, et tente de cacher sa défaillance, on appelle ça du mensonge, en politique, de la propagande.

Mais, au-delà de cet aspect anecdotique, lorsqu'on écoute Christoph Hörstel, la question concernant nos politiques au pouvoir est de se demander si nous sommes face à des incompétents, des manipulés, des complices ou des cyniques.

En attendant, mieux qu'une victoire d'un match de football pour détourner l'attention, un crime odieux sur la promenade des anglais venant d'un pauvre bougre au nom d'une idéologie dont il n'a certainement pas compris grand chose, et dont il n'y a pas grand chose à comprendre, mais avec laquelle il a pu « transcender » son mal être profond, c'est du pain béni ! Formidable, fort minable dirait l'artiste.

Enfin, au vue de l'aptitude à cerner la situation, Mr Holland et ses sbires, ont ils compris que le petit mélodrame joué à l'occasion des attentats de Charlie Hebdo ne pourra plus se rejouer ? Que vont ils encore essayer pour cacher leurs failles ?

Triste monde dans lequel nous sommes, il serait tant de se réveiller, mais j'ai bien peur que cela dure encore longtemps, en attendant à défaut de chanter cette chanson https://www.youtube.com/watch?v=GMs3LaxYK4, vous pouvez chanter celle-ci très à la mode https://www.youtube.com/watch?v=CrAOw5i9UwM, enfin pardon cette version c'est quand on arrêtera de se laisser berner.

 

Alors, et Music Park dans tout ça ? Et bien, on ne vas pas changer l'objet de l'association pour si « peu », il s'agit ici de musique, d'art, de culture, mais surtout d'épanouissement, de partage, de bon moment à vivre ; écouter de la musique ça peut être un peu de bonheur, au milieu du tumulte, de la torpeur, du fracas et du chaos. Et pour peu que cela soit fait avec sincérité et sans concession avec le système hypocrite dans lequel nous sommes, cela devient une véritable résistance.

A bientôt !